MOUVEMENTS DES ARMEES SUR LES DIFFERENTS FRONTS

EN 1914:

Les plans des Etats Major dès la mobilisation organisent le front de l'est à l'ouest pour les Français avec l'Armée d'Alsace face à Mulhouse, la I°Armée (Dubai) face auxVosges, la II°Armée (de Castelnau) à Nancy, la III°Armée (Ruffey) face à la Lorraine, la IV°Armée (de Langle de Carry) à Châlons et la V°Armée (Lanrezac) face aux Ardennes. Coté Allemands du Nord au Sud la I°Armée (von Kluck) face aux Pays-Bas, la II° Armée (von Bülov) face à la Belgique, la III°Armée (von Hausen) face au Luxembourg, la IV°Armée (le Duc de Wurtemberg) face au Luxembourg, la V°Armée (le Kronprinz) à Metz, la VI°Armée (le Kronprinz Ruppecht) à Sarrebourg, la VII°Armée (von Heeringen) en Alsace.
Joffre passe à l'offensive pour surprendre l'adversaire en direction de Mulhouse qui sera occupée par la 14°Division mais reprise rapidement par la contre-attaque allemande. Les 14° et 21°Corps d'Armée sont ensuite engagés dans les Vosges pour tenir les cols et atteindre Sarrebourg mais là aussi il faut évacuer face à la contre-attaque allemande. La II°Armée après une progression devant Nancy doit aussi se replier et s'accrochera aux défenses du Grand Couronné. Les plans français de surprendre l'ennemi viennent d'échouer: la tactite militaire étant inadaptée à la guerre moderne. Les Français se lancent à l'assaut sans préparation d'artillerie alors que les Allemands grace à une artillerie lourde écrase les combattants avant d'attaquer!
Les forts de Liège tombent le 16 août, à partir du 20 les Armées allemandes se ruent en Belgique: la I° vers Bruxelles/Valenciennes/Amiens, la II° vers Liège/Charleroi/Laon, la III° vers Dinant/Rocroi/Rethel/Châlons, la IV° vers Bastogne/Valmy. L' Armée belge tente de résister sur une ligne Anvers-Louvain-Namur. La traversée de la Belgique par les troupes allemandes est sanglante: villages ravagés, pillés, violences et exécutions sommaires notamment à Arlon, Louvain...
Lanrezac ordonne le 24 août la retraite générale de son Armée entre Maubeuge et le massif de l'Ardenne pour éviter l'encerclement suite au repli de de Langle de Carry sur sa droite. Castelnau se bat devant Nancy. Dubail s'est replié sur une ligne Lunéville_St-Dié. Ruffey bat en retraite.
Sur le front est, les Russes sont passés à l'attaque et bousculent les forces allemandes qui se réorganisent avec l'arrivée d'Hindenburg et Ludendorff et se renforcent avec des renforts prélevés à l'ouest. Les Russes sont écrasés à Tannenberg: l'armée de Samsonov est anéantie, l'armée de Rennenkampf évite l'écrasement mais elle perd la bataille des lacs Mazures.
Dès le 1° septembre Paris est sous la menace allemande, Joffre crée la VI°Armée avec Gallieni pour défendre la capitale, le gouvernement se replie sur Bordeaux. Le 3 sept la I° Armée allemande modifie sa progression vers le sud et oblique vers Meaux pour passer la Marne entre La Ferté sous Jouare et Château Thierry. La II° Armée (von Bülov) exécute le même mouvement vers l'est pour tenter l'encerclement des unités de la V°Armée (Lanrezac) qui a pu franchir les ponts sur la Marne pour se mettre à l'abri derrière le fleuve. Les Allemands continuent au sud de la Marne leur tentative d'encerclement en négligeant Paris. Joffre réagit en remplaçant Lanrezac par Franchet d'Espérey et Ruffey par Sarrail. Il lance la contre-attaque dès le 5 sept sur l'Ourcq par des unités de la VI°Armée commandées par Maunoury. Le 6 sept les Anglais et la V°Armée passent à l'offensive au centre et Foch progresse dans les marais de St Gond mais les Allemands résistent partout. Gallieni réquisitionne les taxis de Paris pour transporter sur le front une division en soutien à Maunoury, l'armée britannique progresse vers La Ferté sous Jouare avec des éléments de la V°Armée vers Montmirail. Face à la menace d'encerclement de von Bülov l'Etat Major allemand décide du repli de ses unités sur l'Aisne pour constituer une ligne de défense organisée. Coté français on décide également de se protéger dans des tranchées d'où une ligne continue de défense allant de Soissons aux Vosges. Pour obtenir la victoire il ne reste que la possibilité de contourner l'adversaire par l'ouest d'où une guerre de mouvement: la course à la mer chacun essayant de prendre l'autre de vitesse. A la fin de l'année le front a rejoint la mer du nord où l'armée belge résiste sur l'Yser après avoir perdu Anvers puis Dixmude.

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