LA PERCEE DE SEDAN EN MAI 1940

 LES ALLEMANDS ALIGNENT DU NORD AU SUD :
Le groupe d’armées von Block de la mer du nord à Aix-la-Chapelle :
-XVIII° (Gl von Küchler) avec la 9°Pz face à la Hollande.
-VI° (Gl von Reicheneau) avec le 16°PK (Gl Hoeppner) composé des 3° et 4°Pz face à la Belgique.
Le groupe d’armées von Rundstedt au centre d’Aix-la-Chapelle à Trèves :
-VI° (Gl von Kluge) avec le 39°PK (Gl Schmidt) composé des 5° et 7°Pz entre Namur et Givet.
-Le Groupement blindé (Gl von Kleist) avec le 41°PK (Gl Reinhardt) composé des 6° et 8°Pz, le 19°PK (Gl Guderian) composé des 1°, 2° et 10°Pz et le MK (Gl von Wietersheim).
-XII° (Gl List).
-XVI° (Gl Busch).
Le groupe d’armées von Leeb devant la ligne Maginot jusqu’à la frontière Suisse :
-I° (Gl von Witzleben) face à la ligne Maginot.
-VII° (Gl Dollmann) sur le Rhin.
LES FRANCAIS ALIGNENT:
Le 1° Groupe d’armées (Gl Billotte) de la mer à Longwy :
-VII° (Gl Giraud) entre la côte et Lille.
-Le Corps exp britannique (Lord Gort) vers Lille.
-I° (Gl Blanchard) face à la Belgique.
-IX° (Gl Corap) face aux Ardennes.
-II° (Gl Huntziger) face à la trouée d’Arlon.
Le 2° Groupe d’armées (Gl Prételat) de Longwy à Sélestat:
-III° (Gl Condé) dans région de Metz.
-IV° (Gl Réquin) face a la Sarre.
-V° (Gl Bourret) dans la région deStrasbourg.
Le 3° Groupe d’armées (Gl Besson) de Sélestat à la trouée de Belfort:
-VIII° (Gl Garchery) couvre Belfort.
-VI° (Gl Touchon) en réserve couvrant la Suisse.

                            Hitler va profiter de l’effet de surprise pour lancer son offensive, bien que le service de renseignement du vatican ait prévenu les alliés dès le 7 mai de l'attaque prévue. A Paris crise gouvernementale avec la démission de Reynaud qui ne peut obtenir l’accord de Daladier pour limoger le Général en Chef Gamelin ! Et à Londres on cherche le titulaire du 10 Downing Street : Churchill ou Halifax ? Reynaud restera en place et c’est Churchill qui remplacera Chamberlain. Ces remises en cause résultent des échecs enregistrés par les alliés : écrasement de la Pologne par Hitler et de la Finlande par Staline ! En Hollande comme en Belgique on ne croit pas à une attaque allemande, les troupes ne seront mises en alerte que dans la nuit du 9 au 10 mai. En France les militaires ne sont pas plus rapides à réagir.

10 mai 40 :

                       Les Allemands appliquent le plan jaune (Fall Gelb) qui prévoit:
- la nuit précédente le jour J, l’intervention de la Luftwaffe sur tous les aéroports du nord et de l’est de la France.
-des opérations de commandos sur la Hollande pour s’emparer de 3 ponts ( Moerdijk, Dordrecht et Rotterdam) confiées à un bataillon (ZBV100) spécialement entraîné mais qui se heurtera à une forte résistance, les ponts seront détruits mais l’aéroport de Waalhaven (Rotterdam) est aux mains des parachutistes. D’autres opérations de commandos sur la Belgique pour prendre également 3 ponts dans  la région de Maastricht et neutraliser le fort de Eben-Emael qui interdit l’approche de Liége. Les ponts de Veldwezelt et Vroenhoven tombent aux mains des Allemands, seul le pont de Canne sera détruit, c’est la section du lieutenant Witzig qui larguée sur le fort obtiendra dès le 11 mai la reddition du major Jottrand commandant du fort.
-la percée vers Sedan par le 19° PK (Guderian) avec :
                       au nord la 2°Pz du Gl Vieil sur l’axe Bastogne Libramont
                       au centre la 1°Pz du Gl Kirchner sur l’axe Martelange Neufchateau
                       au sud la 10°Pz du Gl Schaal sur l’axe Arlon Florenville.

                      Les Français déclenchent le plan Dyle (après appel du roi des Belges qui s’était déclaré "neutre" dès le 3 septembre 39), ce plan prévoit d’établir une ligne de défense en 5 jours d’Anvers à Givet :
                      VII°Armée (Gl Giraud) à l’ouest d’Anvers à la frontière hollandaise avec avant-garde à Breda.
                      I°Armée (Gl Blanchard) au nord ouest de Namur sur ligne Wavre-Gembloux-Namur, les unités de cavalerie 2° et 3°DLM (GlPrioux) couvrent l’armée sur ligne Huy-Hannut-Tirlemont.
                     Le BEF (Lord Gort) vers Louvain et Malines
                     IX°Armée (Gl Corap)  vers Houx et Dinant.

                 Le Capitaine Métivier de l’EM du corps de cavalerie (Prioux) envoyé en avant-garde constate l’absence de travaux de défense sur la position de Gembloux contrairement aux accords passés avec les Belges. Le conseiller militaire de Léopold III, Gl van Overstraeten a déplacé les obstacles prévus vers l’est !

IX°Armée :
                 La 3° Brigade de Spahis (BS) franchit la Semois pour rejoindre ses objectifs sur la rivière Lomme : Mirwart et Poix St Hubert. Cette brigade (Colonel Marc) comprend le 2°RSA (colonel Burnol) et le  2°RSM ( colonel Geoffroy).

II°Armée :
                Mise en alerte  de la cavalerie de la II°Armée comprenant :
                2°DLC (Gl Berniquet) objectifs Signeux, Rulles, Mellier.
                5°DLC  (Gl Chanoine) objectifs Libramont, Neufchateau, Mellier.
                1°BC (Gl Gaillard)  objectifs la Semois de Chassepierre à  Jamoigne.

                  Dès 9 Hres la 2°DLC se heurte à la 10°Pz à Habay et à Vance. A 16 Hres30 les cavaliers doivent évacuer Arlon. A 17 Hres les Allemands attaquent sur Etalle, Ste Marie, Tintigny. A 22 Hres la 2°Pz est à Burnon, Strainchamps , la 1°Pz à Fauvillers , la 10°Pz à Rulles et Etalle.Dans la soirée la 2°DLC se replie sur ligne Jamoigne, Bellefontaine,Signeux.

11 mai :

                  Les Allemands franchissent le canal Albert, obtiennent la reddition du fort d’Eben-Emaël, ils sont à Tongres et devancent les Français qui ne pourront atteindre l’armée hollandaise pour l’aider à résister. Le plan Dyle est maintenu malgré ce 1° échec et l’avis contraire de Prioux et Blanchard qui souhaitent se mettre en défense sur l’Escaut. Entre les EM belges et français s'est créé un malentendu qui sera catastrophique pour la couverture prévue par les unités de cavalerie, par exemple les chasseurs ardennais du Gl Keyaerts ont l’ordre de se replier sur la Meuse sans résister !

II°Armée :
                  La 5°DLC quitte Mellier suite au repli de la 2°DLC et sous la pression des 1° et 2°Pz   doit décrocher et se replie sur la Semois.

IX°Armée :
                  A 12 Hres 45 le colonel Marc apprenant le repli de la 5°DLC repli ses éléments avancés sur Lomme vers la voie ferrée Gedinne Bertrix, puis devant le recul important de la 5°DLC la ligne de repli est alignée sur la Semois. A 18 Hres le PC de la Brigade s’installe à Pussemange. Les Allemands sont à Libramont,Bouillon,Suxy ils passent la Semois à Mouzaive et créent une tête de pont. Dans la nuit le colonel Marc replie ses troupes vers La Granville et  Gernelle pour regroupement autour de  Poix Terron en passant la Meuse sur les ponts de Montcy, Lumes, Le Theux.

12 mai :

                 L'armée hollandaise coupée des forces franco-belges se retire dans un bastion central La Haye,Amsterdam et Rotterdam. En Belgique la charnière de Liège est enfoncée l’armée belge se replie sur la ligne Anvers-Louvain-Namur.  Au sud de Namur les positions françaises sont entamées par des infiltrations allemandes.  En France les Allemands ont choisi de faire porter leur effort à la charnière des II° et IX°Armée. En soirée de Dinant à Sedan les allemands sont devant la Meuse.

II° Armée :
                 Pression allemande sur la Semois vers Alle et Mortehan où ils ont créé une tête de pont dès la veille. Dès 8 Hres Huntziger ordonne le replie vers la frontière sur la ligne des maisons fortes. A 13 Hres les chars allemands débordent St Menges et sont à Floing, la ligne des maisons fortes étant percée dès midi. Dans la soirée les cavaliers repassent la Meuse et les ponts sont détruits. C’est le 10°CA (Gl Gransard) qui se trouve au contact de la IX°Armée après que la 71°DI (Gl Baudet) (en réserve dans le Vouzinois) ai été dirigée vers Sedan pour renforcer la 55°DI (Gl Lafontaine) : le front sera en pleine réorganisation au moment de l’attaque allemande. La 71°DI est positionnée entre la 55°DI et la 3°DINA (Gl Chapouilly). Huntziger demande au GQG le renfort d’une division cuirassée (3°DCR  Gl Brocard) pour la région d’Attigny en réserve et une division d’infanterie la 3°DIM pour renforcer la 55°DI.

IX° Armée :
                 Le repli de la 3°BS semble prématuré et le général du 41°CA donne l’ordre de repasser la Meuse. Le 2°RSA remonte vers Evigny puis Gespunsart, le 2°RSM à Villers Semeuse puis Vrigne aux Bois. A 23 Hres 30 devant le repli de la 5°DLC au sud de la Meuse , contre-ordre du 41°CA : la 3°BS se replie sur Poix Terron et un seul escadron reste sur la rive droite de la Meuse à Nouvion.

13 mai :

                 Rotterdam en feu capitule. Les Allemands disposent leurs unités pour passer à l’attaque :
                 le 39°PK entre Anhée et Dinant.
                 le 41°PK au niveau de Revin-Monthermé.
                 le 19°PK devant Sedan.

                Les français opposent face à ces divisions de panzers :
                 la 5°DIM du sud de Namur à Anhée.               
                 
la 18°DI de Anhée à Dinant.
                 la 22°DI d’Hastière à Vireux.

                 Les 5°Pz (von Hartlieb) et 7°Pz (Rommel) franchissent par surprise la Meuse à Houx au nord de Dinant et sur canots pneumatiques au sud de Dinant, cette tête de pont menace directement les positions prévues de la I°Armée. En début d’après-midi les 6° et 8°Pz réalisent une tête de pont à Monthermé mais c’est à Sedan que l’effort principal à lieu: la 1°Pz passe la Meuse à Gaulier, le Grossdeutchschland près du pont Neuf et la 10°Pz près de Wadelincourt. La 2°Pz est tenue en échec devant Donchery.

IX°Armée :
                Cette Armée regroupe les :
                41°CA (Gl Libaud) à l’aile droite comprenant la 61°DI (Gl Vauthier) et la 102°DIF (Gl Portzer)
                11°CA (Gl Martin) au centre comprenant la 18°DI (Gl Duffet) et la 22°DI (Gl Béziers-Lafosse)
                2°CA (Gl Bouffet) en retrait comprenant la 5°DIM (Gl Boucher), la 53°DI (Gl Etcheberrygaray) et la 4°DINA (Gl Sancelme).
                Un corps de cavalerie composé des 1°DLC, 4°DLC et 3°BS.

                   La 3°BS est à Poix Terron : 20 Hres30 c’est la panique créée par un défilé de réfugiés venant de Mézières et Flize. La 3°BS établit des barricades aux issues de Poix Terron. La 18°DI n’a pas eu le temps de s’installer sérieusement sur la Meuse et se trouve prise de vitesse par l’ennemi, pour l’aider Corap dirige la 4°DINA vers la région de Dinant et doit bénéficier de la 1°DCR (Gl Bruneau) qui se trouve vers Charleroi pour lancer la contre-attaque sur la Meuse.Les Allemands abordent Monthermé.

II° armée :
                   Le 10°CA   reçoit le choc principal avec ses divisions 55° et 71°DI de série B (mal entraînées, réservistes âgés et armement insuffisant !) Les casemates de Bellevue, La Croix Piot, La Prayelle sont submergées. A 23 Hres l’ennemi est à Chéhéry et occupe le bois de la Marfée qui domine la vallée, il passe la Bar vers l’ouest et menace les arrières de la IX°Armée. Début de panique au 147°RIF et dans les groupes d’artillerie 404°DCA et 110°RALCA. L’aile gauche de la II°Armée lâche pied.

                   Le général Busch arrive devant la tête de pont de Montmédy pour couvrir le flanc des Panzers Divisions.

14 mai :

                   La VII°Armée doit de replier derrière l’Escaut, la poche au nord de Dinant s’agrandit. La Hollande capitule. Devant Gembloux le 16°PK est tenu en échec par la 1°DM (Gl Mellier) mais à Dinant le 15°PK élargit sa tête de pont et atteint Anthée sur la route de Phillipeville.

                  La brèche créée à la charnière des II° et IX° Armées va s’élargir dangereusement ce qui permettra à sept panzers sur les dix de la Wehrmacht de s’engouffrer en direction de Péronne et Cambrai !

 IX°Armée :
                  La 3°BS se porte à Vendresse, Omicourt pour assurer la liaison avec la 5°DLC, couvrir le flanc droit de la 53°DI qui monte vers la Meuse au sud de Mézières et interdire le passage du canal des Ardennes. Les Allemands passent le canal à 14 Hres et prennent à revers le 148°RIF qui résiste à Dom-le-Mesnil et Flize. En soirée la 53°DI tient Elan, le 148°RIF le fort des Ayvelles, la 3°BS le village d’Omont. Cette Armée est en grande difficulté car elle se trouve attaquée sur ses arrières par Guderian qui oriente son action vers le nord ouest. A Monthermé les Allemands sont bloqués sur place.  Corap prend la décision d’abandonner le cours de la Meuse pour se reporter sur une ligne de défense Rocroy- Signy l’Abbaye-Omont, le 61°CA qui est concerné par se replie est incapable de le réaliser. La situation de l’aile gauche en Belgique est également catastrophique car le 11°CA se replie et n’est pas en mesure de déclencher la contre-attaque prévue : la 18°DI se volatilise et la 5°DIM doit suivre pour aligner son front . La 1°DCR ne sera jamais en position de lancer ses chars contre les panzers et se retrouvera toujours en position défensive où elles subira des pertes sévères qui décimeront cette division en retraite vers la France.

 II°Armée :
                 Tentative de contre-attaque avec les chars des 4° et 7°BCL et les 213° et 205°RI écrasée par les panzers, la 55°DI est décimée. Le Gl Huntziger limoge le Gl Lafontaine et pour éviter d’être bousculé décide de replier son aile gauche à l’ouest de la Meuse sur Le Chesne et les hauteurs de Stonne en restant accroché à la ligne Maginot à droite. Les Allemands atteignent dans la soirée Vendresse, Chémery, Raucourt, La Besace, Artaise mais ne peuvent gravir les pentes de Stonne. La 3°DCR envoyée pour contre-attaquer recevra l’ordre du Gl Flavigny d’appuyer la 3°DIM qui prend position à Stonne et au Mont-Dieu et la 5°DLC à Louvergny et Bairon. Deux ponts sont intacts sur le canal des Ardennes et la poussée allemande s’amorce vers l’ouest. Au soir les Allemands du 7° Korps du Gl Franz von Schobert font face aux positions françaises sur la Chiers, la 36°ID est face à Mouzon, la 68° ID (Gl Braun ) face à Carignan et la 71°ID (Gl Weisenberger) face à Blagny-Chenois. Huntziger donne l’ordre de se replier sur la bretelle d’Inor à la 3°DINA et au 136°RIF qui tenaient la tête de pont de Montmédy. Par cette décision la II° armée abandonne sans combat des dizaines de casemates et blockhaus construits le long de la Chiers et les observatoires d’Amblimont , Ecrilly et du bois de Blanchampagne pour une zone inorganisée avec une défense à peine ébauchée ! Plus grave les délais d’évacuation ne permettent pas d’évacuer les matériels : pièces d’artillerie, munitions, vivres……restent sur place ! Le fort de La Ferté est constitué de 2 casemates à 300m l’une de l’autre reliées par un galerie souterraine, il est occupé par 107 hommes dont 3 officiers (le patron étant le Lieutenant Maurice Bourguignon) . Il est flanqué sur sa droite des casemates de Margut, Moiry, Ste Marie et Sapogne puis l’ouvrage du Chenois.La Ferté est appuyé par l’artillerie de 2 casemates qui encadrent l’ouvrage tenues par le 169°RAP (Régiment d’Artillerie de Position), il peut compter sur les batteries du 1°/3°RAC (Commandant Bénard) à Nepvant (Régiment Artillerie Coloniale) et le groupement d’artillerie du 118° RA (3 groupes) et du 145°RA (1 groupe).

15 mai :

                Les Pays-Bas capitulent . Le 16°PK piétine devant Gembloux mais le 15°PK est à Philippeville. Côté allemand le succès est si rapide que le Grand Etat-major à peine à y croire et incite von Rundstedt à lancer l’ordre de ne pas dépasser les têtes de pont. Guderian obtient, après une violente réaction de sa part, l’autorisation d’élargir son avance il en profite pour filer vers l’ouest, une véritable course de vitesse s’engageant entre les différentes Panzerdivisionen.

                  Côté français création de la VI°Armée (Gl Touchon) pour rétablir la soudure entre les IX° et II°Armée. Dubuisson est nommé responsable de la zone de Verdun. Que font nos unités cuirassées :
                   La 1°DCR (Gl Bruneau) est en Belgique à l’ouest de Dinant et livre combat toute la journée contre les 5° et 7°Pz avec de grosses pertes, elle tente de se replier sur Beaumont dans des conditions très difficiles. Au soir il ne reste plus rien de la 1°DC sacrifiée en pure perte.
                   La 2°DCR (Gl Bruché) va subir une série d’ordres et contre-ordres pour finalement l’envoyer en appui de la IX°Armée vers Signy l’Abbaye en échelons dispersés, en 4 jours elle sera à moitié détruite.
                   La 3°DCR (Gl Brocard) en cours de constitution sera envoyée en appui de la II°Armée où engagée par morceaux elle sera détruite également.
                   Création de la 4°DCR (Col de Gaulle) avec la mission de freiner la progression des Panzers dans la région de Laon pour permettre à la VI°Armée de s’installer défensivement sur l’Aisne et l’Ailette.

IX°Armée :
               Reflux de l’ensemble du front : mise en accusation du Gl Corap remplacé par le Gl Giraud, les unités de la VII°Armée devant être déplacées pour reconstituer la IX° pratiquement anéantie. La 3°BS se bat à la Horgne. Charleville, Mézières et Poix Terron sont aux mains des Allemands. La défense de Monthermé cède ce qui permet à l’ennemi d’atteindre Liart, Montcornet et Rozoy sur Serre. Le 41°CA  se replie malgré les ordres de Corap-Giraud c’est la retraite derrière l’Aisne de tous les éléments dispersés. Giraud organise la défense de Vervins pour bloquer les fuyards.

II° Armée :
                Les 3°DIM et 3°DCR envoyées pour contre-attaquer le flanc de la percée allemande vont-être dispersées pour constituer une ligne de défense dans la forêt du Mont Dieu. Elles défendront Stonne qui changera 17 fois de main en 3 jours. Les Allemands sont devant l’ouvrage de La Ferté. Ils progressent rapidement grâce au repli de la II° armée, le 246°RI et le 3° Bataillon du 136°RIF sont bousculés et refluent vers Stenay, les Allemands sont à Inor.

16 mai :

                 Gamelin donne l’ordre de repli général des forces engagées en Belgique, la IX°Armée poursuit sa retraite entre la Sambre et la Meuse.Le 19°PK est à Marle et au contact de la 14°DI (Gl de Lattre deTassigny) qui défend Rethel. Le 41°PK atteint La Capelle, Vervins et Guise. Le 16°PK se lance vers Charleroi alors que le 15°PK atteint Avesnes.

II° Armée :
                 Le Gl Lafontaine qui commandait la 55°DI est limogé.

                 Décision de l’Etat Major Allemand : s’emparer du fort de La Ferté par le Gl Weisenberger qui occupent la cote 226.

17 mai :

                  Les 19° et 41°PK franchissent l’Oise.  La 7°Pz franchit la Sambre et atteint Le Cateau. Le repli en Belgique de nos forces se déroule dans de mauvaises conditions car l’ordre a été donné trop tard, les Allemands passent la frontière au sud de Maubeuge. Contre-offensive de la 4°DCR à Montcornet mais le manque d’infanterie ne permet pas de rester sur place et les panzers atteignent l’Oise au sud de Guise et atteignent Bohain.

II° Armée :
                 Les 97°, 51° et 67°RI de la 3°DIM tiennent les bois du Mont-Dieu.

                 Les Allemands occupent la cote 311 devant La Ferté, malgré la résistance des marsouins.

18 mai :

                Saint-Quentin, Péronne sont aux mains de l’ennemi. La défense française autour de la poche créée par les Pz s’articule en demi-cercle comprenant de gauche à droite :
                 I° Armée (Gl Blanchard) en recul sur la Sambre.
                 IX Armée (Gl Giraud) rejetée sur l’Oise.
                 VII° Armée (Gl Frère) de l’Oise à l’Ailette.
                 VI° Armée (Gl Touchon) le long de l’Aisne jusqu’à Rethel.
                 II° Armée (Gl Huntziger) sur les hauteurs de l’Argonne.

II° Armée :
                Attaque de l’ouvrage de La Ferté par la 1°Cie du 171° Génie (Lt Alfred Germer)

19 mai :

                Les Anglais bâtissent un plan d’évacuation du corps expéditionnaire. Weygand remplace Gamelin à la tête des forces françaises et Pétain rentre au gouvernement. Le Gl Giraud est fait prisonnier ainsi que l’EM de la IX°Armée. Les Allemands s’infiltrent dans Rethel où se déroulent de violents combats de rue. Rommel est à Cambrai, Guderian à Ham et Péronne. La 4°DCR attaque à nouveau vers la Serre mais les chars sont refoulés par la réaction de l’ennemi.

II°Armée :
               Destruction à l’explosif du fort de La Ferté. C’est la fin aucun survivant. 

20 mai :

               Rethel est incendié par les Allemands où la 14°DI résiste toujours. Les PD poursuivent leur effort : Rommel est devant Arras avec la 7°Pz, la 8°Pz à Bapaume, les 1° et 2°Pz sont à Abbeville et atteignent la côte en soirée à l’ouest de Montreuil-sur-mer à Noyelles encerclant une grosse partie des armées alliées engagées en Belgique. Les Allemands entrent dans Laon, ils resteront en défensive sur la rive droite de l’Aisne jusqu’au 8 juin. La 4°DCR repasse l’Aisne et continue sur Fismes elle a perdu de nombreux chars pendant les engagements précédents.

21 mai :

                La 1°Pz marche sur Calais et la 2°Pz sur Boulogne.Les Anglais lancent seuls une contre-attaque à partir d’Arras en direction du sud vers Bapaume. Les français ne sont pas prêts pour à partir de Douai attaquer vers Cambrai comme prévu initialement. Rommel repousse les Anglais sur Arras. Conférence alliée à Ypres entre Léopold III, Weygand, Billotte, Overstraeten et Gort. Cette conférence montre que la situation de l’armée belge est dramatique, que les divisions françaises sont dans l’incapacité de passer à l’offensive comme souhaité par Weygand et que les Anglais ne font plus confiance au haut commandement du nord. Le Gl Billote décède à la suite d’un accident automobile il sera remplacé par Blanchard qui n’a eu aucune consigne de son prédécesseur il va s’en suivre un malentendu avec les Belges et les Anglais.

22 mai :

              Le 19°PK est à Boulogne sur mer et le 41°PK a créé une tête de pont sur l’Aa.
Blanchard déclenche une contre-attaque vers Cambrai en pensant qu’elle sera soutenu par les Anglais mais lord Gort a d’autres projets !

23 mai :

                Les Allemands sur les crêtes de l’Artois resserrent leur étreinte autour des armées du nord à Arras, Boulogne. Lord Gort décide de replier ses forces au nord d’Arras

II° Armée :
               Bataille de Tannay, cote 276.

               Pour des obtenir des précisions sur ces événements vous pouvez vous rendre sur le site du 20°Dragons.

24 mai :

              Les Anglais évacuent les régions d’Arras et Lille. Les Français attaquent en direction d’Amiens alors que les Allemands enfoncent l’aile droite du front belge de part et d’autre de Courtrai les Belges sont refoulés et les Anglais menacés reculent vers le nord pour garder l’accès à Dunkerque au lieu d’attaquer vers le sud. Hitler donne l’ordre d’arrêter l’avance des panzers et demande à l’aviation de terminer la bataille de Dunkerque.

II° Armée :
             Vifs combats à Tannay, Mont-Damion, La Berlière, Sommauthe, près de Stonne à la ferme des Cendrières.

25 mai :

             Entrevue de Léopold III avec ses ministres qui quittent la Belgique, le roi restant sur place. Weygand annule l’ordre de tenter une contre-attaque vers le sud et  donne carte blanche à Blanchard pour assurer la défense du camp retranché de Dunkerque. Le Gl Prioux remplace Blanchard à la tête de la I°Armée.

26 mai :

             Calais est occupé, il ne reste plus que les ports de Gravelines, Ostende et Dunkerque à la disposition des alliés. Les Anglais refusent de participer à des actions offensives pour soulager les Belges. Les Anglais lancent l’opération « dynamo » pour évacuer les hommes à Dunkerque alors que les Allemands relance la progression des blindés, c’est une course de vitesse avec les Britanniques.  

27 mai :

              Les Anglais commencent à évacuer Dunkerque. C’est un malentendu permanent entre les Français qui considèrent Dunkerque comme un point de résistance alors que pour Gort c’est un lieu d’embarquement uniquement.

28 mai :

              Capitulation Belge décidée par Léopold III. Ostende tombe aux mains de l’ennemi. La 4°DCR est engagée pour tenter de refouler les Allemands de la tête de pont installée au sud de la Somme dans le secteur d’Abbeville, en soirée la défense allemande est sérieusement entamée. L’amiral Abrial organise la défense de Dunkerque. La I°Armée est coupée en deux, une partie tente de rejoindre Dunkerque et l’autre est encerclée à Lille.

29 mai :

              Les Allemands entrent à Gravelines. La 4°DCR reprend le combat et coupe la route Rouen-Abbeville. Dunkerque se trouve sous le feu de l’artillerie allemande et l’embarquement des troupes entraîne des difficultés avec les Anglais. Le drapeau à croix gammée est hissé sur la citadelle de Lille.

30 mai :

             Poursuite de l’évacuation de Dunkerque et reprise des attaques de la 4°DCR, mais les allemands on été renforcés et la division doit se replier avec des pertes importantes.

31 mai :

             Lille tombe aux mains des Allemands. Siège de Dunkerque.

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